Dans la Bible, le passage suivant (Proverbes, chapitre 30,
versets 18-20) pourrait décrire la pratique condamnée de la fellation :
« Il y a trois choses qui sont au-dessus de ma portée,
Même quatre que je ne puis comprendre :
La trace de l'aigle dans les cieux,
La trace du serpent sur le rocher,
La trace du navire au milieu de la mer,
Et la trace de l'homme chez la jeune femme.
Telle est la voie de la femme adultère :
Elle mange, et s'essuie la bouche, Puis elle dit : Je n'ai point fait de mal
».
On trouve des fresques mettant de scènes de fellations à Pompéi ainsi
que sur des bas-reliefs hindous. Les Romains pratiquaient l'irrumation,
l'homme devant être actif (la passivité dans l'acte sexuel était assimilée
à une perte de la virilité). À en croire Voltaire (dans la Relation de la
maladie, de la confession, de la mort et de l'apparition du jésuite Berthier)
le célèbre jésuite Sánchez se serait demandé : «Semen ubi femina effudit,
an teneatur alter effundere, sive inter uxores, sive inter fornicantes ? »,
question que Roger Peyrefitte traduisait par : « Si l'on peut commencer dans
les vases illégitimes » ; à quoi l'illustre théologien aurait répondu : «
Utrum liceat intra vas praeposterum, aut in os feminae, membrum intromittere,
animo consummandi intra vas legitimum », c'est-à-dire qu'il autorisait ces
préludes « à condition de finir dans le vase légitime ».
Selon des études sociologiques, la fellation est devenue une pratique
courante chez les jeunes adultes aux États-Unis dans les années 2000,
comme une manière de préserver la virginité de la femme avant le mariage.
Ceci est une conséquence du discours moraliste de l'éducation, promu par les
conservateurs proches du pouvoir...
Détail d'une peinture murale de la villa des Mystères
de Pompéi (IV e siècle av. J.-C.), illustrant soit
des noces soit une initiation dans une confrérie religieuse. Les
peintures murales des bordels (ou lupanars) de Pompéi sont beaucoup
plus explicites et crues.